Droits de l’homme

La ministre de la Justice clame que le Gabon respecte bien les droits de l’homme

La ministre de la Justice clame que le Gabon respecte bien les droits de l’homme
Erlyne Antonela Ndembet-Damas intervenant hier devant ses pairs à Genève © 2020 D.R./Info241

Le Gabon prend part depuis ce lundi à la 43ème session ordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui se tient jusqu’au 20 mars à Genève en Suisse. Représenté par sa ministre de la Justice Erlyne Antonela Ndembet-Damas, le Gabon a clamé hier sa « ferme détermination » à faire respecter les droits de l’homme dans le pays tout en reconnaissant que des efforts restaient à faire.

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Alors que l’actualité judiciaire restée plombée par des accusations de torture survenues en milieu carcéral contre les adversaires du régime de Libreville, la ministre gabonaise de la Justice qui avait nié les faits, a martelé hier devant ses pairs du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, « la ferme détermination du Gabon à tenir ses engagements internationaux et à améliorer davantage la mise en œuvre des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’Homme ».

Dans son allocution, Erlyne Antonela Ndembet-Damas a reconnu « au nom du Gouvernement gabonais qu’il reste des efforts à consentir et des mesures concrètes à prendre avant de revenir, entre autres, sur les avancées en matière de libertés fondamentales, qui se traduisent par les efforts et les mesures adoptées au niveau national en vue de rendre effective la jouissance de ces droits par l’ensemble des concitoyens, sans discrimination », souligne un communiqué officiel parvenu à la rédaction d’Info241.

En ce qui concerne les allégations de torture portées contre l’appareil judiciaire gabonais par deux prisonniers incarcérés à la prison centrale de Libreville dans le cadre de l’opération scorpion, la ministre a botté en touche sur les mécanismes mis en place par les autorités pour contrer de tels agissements illégaux. Pour la ministre hier, l’établissement du Mécanisme national de prévention de la torture « est en cours au Gabon ». Il devrait tenir « compte des recommandations des mécanismes des droits de l’homme », sans plus.

Il faut dire qu’avant son départ à Génève, Antonela Ndembet-Damas avait reçu en audience le 21 février, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) emmenée par son président Me Ohma Moussavou Bertrand. Le devenir de la détention au Gabon, le respect des conventions internationales en matière de droit ont été entre autres, au centre de cette séance de travail.


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