Anniversaire

Ali Bongo célèbre ses 12 premières années de pouvoir tumultueux à la tête du Gabon !

Ali Bongo célèbre ses 12 premières années de pouvoir tumultueux à la tête du Gabon !
Ali Bongo prêtant serment en octobre 2016, au terme d’un second scrutin présidentiel controversé © 2021 D.R./Info241

C’est un jour anniversaire ce samedi pour la galaxie présidentielle. En effet, c’est le 16 octobre 2009 qu’accédait Ali Bongo au pouvoir au Gabon, prenant ainsi la suite de son père Omar Bongo mort en juin 2009. Une succession familiale parée des formalités constitutionnelles. En effet, Ali Bongo est parvenu au pouvoir au terme d’un scrutin présidentiel aux résultats vivement contestés par l’opposition gabonaise. Une prouesse qu’il rééditera en 2016, face à une opposition constituée en majorité d’anciens barons du parti de son père, mort au pouvoir après 42 années de règne sans partage.

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Ali Bongo célèbre ce samedi 16 octobre, les 12 premières années de son pouvoir et de son règne sur le Gabon. Une victoire présidentielle chiffrée à 41,79% des suffrages, obtenue face à deux de ses principaux rivaux : André Mba Obame (25,88%) et Pierre Mamboundou (25,22%). Elu sur la base du projet « L’avenir en confiance », le fils de son père fera des promesses électorales tonitruantes parmi lesquelles on retiendra celle de construire 5 000 logements par an dans le pays.

Un premier mandat de promesses non tenues

Une promesse vite jetée aux oubliettes tout comme celle de faire du Gabon, un pays émergent à l’horizon 2025. Une ambition matérialisée par le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) qui n’aura vécu que le temps de son premier septennat et d’haranguer les populations sur un hypothétique avenir meilleur. Depuis, le PSGE et sa promesse fondamentale ont été jetés dans l’oubli au profit du Plan d’accélération de la transformation (PAT) qui est devenu la nouvelle bible de gouvernement d’Ali Bongo à quelques mois de la future présidentielle de 2023.

Une affiche de campagne de 2009

Les déclarations de bonnes intentions, Ali Bongo en accumule à foison depuis 2009. Mais les réalisations concrètes se font toujours attendre. Lors de la présidentielle de 2016, les électeurs le lui feront savoir en le mettant en échec dans la majorité des provinces du pays. Selon les résultats « validés » par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo ne l’emportera que dans 3 des 9 provinces que compte le pays. Un camouflet électoral pour un président sortant qui faisait face à un Jean Ping, sans parti et surtout sans arrière politique nationale.

Un second mandat tumultueux

Pour l’emporter finalement lors de cette seconde joute électorale, Ali Bongo sera sauvé in extremis par les résultats très contestés de la province du Haut-Ogooué où il obtiendra des scores soviétiques de vote avec un taux de participation provinciale hors du commun. Crédité de 50,66% contre 47,24% pour son rival Jean Ping, Ali Bongo aura tout de même enregistré l’adoubement des opposants Bruno Ben Moumba, Pierre-Claver Maganga Moussavou et Raymond Ndong Sima, tous candidats à ce scrutin présidentiel.

Ali Bongo lors d’un évènement officiel après son AVC

Des reconnaissances qui lui ont permis de tenir la barque face à des contestations électorales qui ont éclaté et le bombardement assumé du quartier général de son rival Jean Ping et l’incendie de l’Assemblée nationale dont les auteurs et commanditaires sont restés impunis par la justice à ce jour. Un second mandat sur fond de contestations qui sera troublé en octobre 2018 par un violent accident vasculaire cérébral qui le frappera en déplacement en Arabie Saoudite. Les graves séquelles de cette maladie l’éloigneront durant de long mois du pays, laissant libre court à toutes les rumeurs folles dont celle de sa mort.

Une mort prétendue qui animera la vie politique nationale jusqu’à la survenue d’un coup d’état raté commis le 8 janvier 2019 par des éléments de l’armée gabonaise dont celle de sa garde rapprochée, conduite par le lieutenant Kelly Ondo Obiang. Depuis, Ali Bongo se remet de ses ennuis de santé et tente de reprendre les rennes du pays qui ont vacillé durant près de 2 ans en raison de son état de santé. 12 années de pouvoir qu’Ali Bongo ne souhaite pas voir finir comme pour la longévité extraordinaire de son père. Désormais la ligne de mire est un 3e mandat d’une longue série illimitée.

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