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Evasion armée : le policier fugitif relogé à Mouila et le silence coupable des autorités

Evasion armée : le policier fugitif relogé à Mouila et le silence coupable des autorités
Evasion armée : le policier fugitif relogé à Mouila et le silence coupable des autorités © 2021 D.R./Info241

Alors que les ministres de l’Intérieur, de la Défense et de la Justice sont particulièrement restés muets après l’évasion armée survenu dimanche à la prison centrale de Tchibanga (Nyanga), aucune communiqué et déclaration sur le sujet n’est disponible 3 jours après les faits. L’on sait juste que la cavale du commando de police a fini sa course à Mouila (Ngounié) où le plus célèbre prisonnier du Gabon, le commandant Patrick Moubogha, a été contraint d’être relogé à la prison centrale de cette localité.

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Le gouvernement gabonais continue de se murer dans un silence coupable sur cette grande évasion dominicale commise à Tchibanga par des agents de police. Ce, pour sortir de prison un des leurs, jeté en prison par le procureur de la république de Tchibanga. Une sombre affaire qui oppose clairement la Direction générale des recherches (DGR, gendarmerie) à la Direction générale de de la documentation et l’immigration (DGDI, policiers) avec à la clé le mépris de la justice pourtant rendue au « Nom du Peuple gabonais ».

La devanture de la prison centrale de Mouila où séjourne dorénavant le commandant de police

Même trois jours après leur commission, l’expédition illégale d’une quarantaine d’agents de police dépendant du ministère de l’Intérieur n’a toujours pas été condamné par la tutelle. Tout se passe comme si les faits n’étaient graves qui entache l’exemplarité des forces de l’ordre, n’étaient pas constitués. Seul le commandement en chef des forces de polices nationales, a daigné dimanche en catimini, suspendre quatre hauts gradés soupçonnés d’avoir joué un rôle dans cette invasion inédite corporatiste des forces de polices nationales.

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Un mépris de justice et de l’autorité du parquet de Tchibanga pour avoir osé jeté « injustement » le 23 juillet dernier, le responsable d’antenne locale de la DGDI en prison. Ce, pour avoir un mois plus tôt, agressé un gendarme de la DGR. Une bagarre commise pour un différend survenu pour un « poisson braisé » que se disputait les deux camps. Un bel exemple d’irrespect de la justice et des procédures pénales que refusent toujours de condamner ouvertement le gouvernement qui peine à trouver le courage de condamner publiquement ses propres forces de l’ordre.

L’on sait juste que le commando à l’origine de l’évasion, a été bloqué dans son élan à Mouila. Le commandant de police Patrick Moubogha séjourne depuis au pénitencier de Mouila. Une autre façon de se soustraire au parquet de Tchibanga à l’origine des poursuites à son encontre où il était poursuivi pour coups et blessures volontaires sur un gendarme qui a porté plainte. Là encore le silence du ministère de la Justice en dit long sur les violations subies par l’administration pénitentiaire. Une omerta d’Etat somme toutes.

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