Pêche

Les pêcheurs au gouvernorat de l’Ogooué-Maritime pour dénoncer plusieurs injustices

Les pêcheurs au gouvernorat de l’Ogooué-Maritime pour dénoncer plusieurs injustices
Les pêcheurs au gouvernorat de l’Ogooué-Maritime pour dénoncer plusieurs injustices © 2022 D.R./Info241

Une importante réunion s’est tenue ce mercredi dans la salle des réunions du gouvernorat de la province de l’Ogooué-Maritime. Y prenaient part, les pêcheurs de la capitale économique gabonaise, le directeur provincial des Pêches, le Conservateur. Elle a été pilotée par Erelie Ropona Mbina, secrétaire générale de province en remplacement du gouverneur empêché.

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Cette énième rencontre, la deuxième du genre après celle tenue il y a une semaine, faisait suite à des plaintes du collectif des pêcheurs qui visaient à dénoncer ce qui paraît être des injustices. Ils ont fustigé dans leur correspondance, le fait que leurs homologues du Cap Lopez utiliseraient la senne tandis que les autres seraient quelque part marginalisés. Grande a été la surprise de l’autorité, de constater que du côté des nationaux, il n’existe pas un recensement fiable des pêcheurs pratiquant la senne.

Une vue des pécheurs

C’est ainsi qu’elle a donné instructions au Conservateur ainsi qu’au directeur provincial en charge de la pêche dans la province, de tous les réunir ce jour afin de trouver des solutions aux problèmes posés. L’objectif principal était d’évaluer et identifier le nombre de pêcheurs d’une part, et d’autre part, il était également question de distinguer les véritables propriétaires des pirogues avec le nombre exact de pêcheurs présents dans chaque pirogue. Mais surtout, il s’agissait d’estimer tous les propriétaires de senne ainsi que les lieux propices à la pêche.

« Je vous interpelle sur la nécessité de vous organiser en coopérative, en association ou en mutuelle. Commencez par faire cette petite introspection. C’est vous qui nous donneriez la force de recadrer les autres. Au moins, on pourra brandir les documents et dire que vous avez respectés ce que dit la loi. Tous les contrevenants seront sanctionnés », a prévenu la SG de province Erelie Ropona Mbina.

A cet effet, et surtout à la suite de cette réunion consacrée à la reconversion du climat des affaires des pêcheurs, la SG de province envisage tenir une énième rencontre décisionnelle avec les pêcheurs de la capitale économique dans l’optique d’assainir ce secteur d’activité. Elle ambitionne également se rendre sur le terrain accompagnée du Conservateur et du directeur provincial du Travail dans le but de vérifier de visu les sennes. Cette descente sur le terrain vise à identifier la qualité du matériel utilisé.

Pour ce qui est du porte étendard des pêcheurs, il a surtout été tenu par la SG de province, de faire preuve de pédagogie auprès de ses frères. Et de prioritairement prendre connaissance des textes réglementant l’activité et de ses interdictions strictes afin de trouver des solutions. Elle attend surtout de tous, l’application stricte des instructions de l’autorité provinciale. Disons que dans la capitale économique touché de plein fouet par la crise économique et sanitaire, la pratique de la senne serait une issue permettant aux pêcheurs de sortir de leur situation de précarité et de fièrement s’adapter aux évolutions du moment en ce qui concerne la pêche artisanale.

« Ce n’est un secret pour personne que nous rencontrons des difficultés. C’est des outils que nous avions utilisés depuis notre enfance, le chômage frappant la ville, on peut se reconvertir dans cette activité en luttant. Tout le monde regarde maintenant vers la même direction, nous pensons qu’il y aura des résolutions. Et je ferai mon travail de mon côté », a apprécié Samuel Raouto, le représentant des pêcheurs.

Il faut dire que selon le décret 579, la pratique de la senne au niveau de la pêche artisanale en République gabonaise serait strictement et purement interdite. Une véritable difficulté qui serait probablement un frein au développement de cette activité dans la ville partant, la province de l’Ogooué-Maritime. « C’est dans cette difficulté qu’il nous a été proposé de trouver des pistes de solutions afin qu’il y ait une paix sociale dans ce secteur qui connait beaucoup de maux et des changements », a précisé le directeur provincial des Pêches, Ange Marie Ngobou Ngobou.

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