Disparition inquiétante

Un jeune gabonais porté disparu en forêt depuis une dizaine de jours à Medouneu

Un jeune gabonais porté disparu en forêt depuis une dizaine de jours à Medouneu
Un jeune gabonais porté disparu en forêt depuis une dizaine de jours à Medouneu © 2021 D.R./Info241

Un jeune homme, la vingtaine révolue, n’est jamais revenu de la brousse le mardi 29 décembre 2020 dernier. Parti pour une partie de chasse en forêt à Medouneu (nord du Gabon) en compagnie de deux autres amis, Christ Nguema Nveme s’y trouve toujours. Ses compagnons de chasse sont depuis détenus à la brigade de gendarmerie de Medouneu et les recherches se poursuivent.

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L’affaire fait peser un climat de stupeur à Medouneu depuis le 29 décembre dernier. À 3h du matin ce jour-là, Christ Nveme Nguema pénètre la brousse en compagnie de Aimé-Jacquet Ntoutoume Awoume et d’Aimé-Jacquet dit Kaser. Ce dernier, chasseur expérimenté, entraîne Christ pour l’aider à porter le fruit de sa chasse, si celle-ci s’avérait fructueuse. Normal, la fête du nouvel an se prépare.

Une disparition inquiétante

Mais au bout d’une journée, il semblerait que les choses ne se sont pas passées comme d’habitude cette fois-ci. Seul Ntoutoume Awoume et l’autre aide vont regagner la petite bourgade de Medouneu au soir venu. Discrètement d’ailleurs, il va s’écouler presque 4 jours pour que des rumeurs commencent à circuler, comme quoi, Christ ne serait jamais rentré alors que ses deux compagnons étaient visibles dans la ville.

Le père du disparu, Augustin Nveme Obiang, domicilié à l’école “officielle”, qui ne comprend rien de ce qui se passe à ce moment là, va se rapprocher des autorités pour déclarer la disparition de son fils. Interpellés par la gendarmerie nationale de la localité, plusieurs incohérences vont apparaître dans les déclarations que les deux indélicats feront à la brigade.

Selon le récit le plus répandu, alors qu’ils n’avaient capturé qu’une seule gazelle, c’est sur le chemin du retour au village que les trois amis, parvenus au niveau d’un chocolatier sauvage, se seraient parlés pour la toute dernière fois. Ils arguent qu’à ce point là, ils auraient décidé de se procurer quelques noix de chocolatier. Un succulent aliment du moins très prisé au Gabon. Seulement, disent-ils, Christ aurait déclaré être suffisamment épuisé. Il n’en pouvait plus. Et, aussi curieux que cela puisse paraître, le chasseur lui aurait déposséder de sa machette, de sa torche et d’un téléphone portable.

Plusieurs zones d’ombre

C’est dès cet instant qu’apparaissent plusieurs zones d’ombre dans cette affaire. Si on admet que cette déclaration soit fondée, pourquoi avoir dépossédé Christ de ces éléments à un moment où, semble t-il, en plus de son état de fatigue, il semblait souhaiter les devancer vers le village ? Pourquoi ne pas s’assurer à cet instant la direction qu’il avait prise avant que d’aller fendre les noix de chocolatier ? Pourquoi arriver au village sans prioritairement aller vérifier auprès de sa famille qu’il est effectivement bien rentré ?

De même, pourquoi avoir entretenu le mystère pendant autant de jours avant que se soit la rumeur qui rendent suspicieux les proches ? Enfin, l’attitude du principal chasseur, Ntoutoume Awoume interpelle. S’il est avéré qu’il serait reparti plus d’une fois en brousse, comment ne pas s’être montré préoccupé du fait que dans cette même forêt, s’y trouvait quelqu’un qui se serait perdu par sa faute, étant quand même celui qui l’y entraîna ?

Enquêtes impossibles ?

Autant de questions qui, au demeurant, peuvent guider les recherches des autorités qui totalisent au moins deux expéditions avant celle des éléments de la DGR, arrivés en renfort pour intensifier les recherches depuis ce matin. Du côté de la famille, le pire est redouté. « Environ deux semaines après, en ces temps de fortes et régulières pluies, sans manger surtout, comment peut-il résister, si tant est qu’il ne lui est rien arrivé de méchant », craint un proche de la famille joint au téléphone.

Pour rappel, le département du Haut Como à Medouneu vit régulièrement des disparitions les unes plus mystérieuses de personnes en forêt. Il y a peu, le 12 novembre dernier, Jean Ella Mezui pénétrait cette même forêt aux environs de 17h. Il n’y est plus jamais réapparu. À la brigade de gendarmerie de la localité, plaintes contre x et rapports de recherches s’entassent, classés sans suite favorable. Quand bien même plusieurs indices et preuves accablants de faits, voir d’assassinat savamment préparé ont été recueillis sur les lieux des faits, cela reste classé. On aurait dit des enquêtes impossibles.


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