Nécrologie

Gabon : Une députée UDB du Woleu-Ntem décède 12 jours après son entrée en fonction

Gabon : Une députée UDB du Woleu-Ntem décède 12 jours après son entrée en fonction
Gabon : Une députée UDB du Woleu-Ntem décède 12 jours après son entrée en fonction © 2025 D.R./Info241

L’Assemblée nationale gabonaise est déjà en deuil quelques jours après sa mise en place le 17 novembre. Sandrine Nguemebe Endamane, fraîchement élue députée du 5ᵉ siège du département du Woleu (Woleu-Ntem, nord du Gabon), est décédée brutalement ce samedi 29 nivembre, comme l’a annoncé son parti l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB). Fraichement élue, celle qui avait remporté dès le premier tour des législatives du 27 septembre avec 52,23 % des voix (1 196 suffrages), n’aura pas eu le temps d’entamer réellement son mandat. Une disparition aussi soudaine que dévastatrice pour une province qui voyait en elle un nouveau souffle politique.

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Son élection avait suscité un enthousiasme rare dans cette partie du pays. Sandrine Nguemebe Endamane venait à peine d’endosser l’écharpe tricolore, prête à porter la voix des populations du Woleu à l’hémicycle, lorsque la mort l’a frappée sans prévenir. Pour son parti, l’UDB, c’est un coup d’arrêt brutal : ils perdent l’une de leurs figures les plus prometteuses, une jeune femme déterminée, travailleuse et déjà respectée par ses pairs.

Un parcours intellectuel salué par tous

Mais l’élue n’était pas qu’une responsable politique. « Queen Bikogo », comme l’appelaient affectueusement ses proches et ses étudiants, était une intellectuelle admirable. Professeure de philosophie formée à l’Université Omar Bongo, elle avait bâti une réputation solide dans le milieu académique. Rigueur, élégance intellectuelle et passion pédagogique : Sandrine Nguemebe Endamane avait marqué des générations d’élèves par sa manière unique de rendre la philosophie vivante et accessible.

La députée disparue

Son engagement allait bien au-delà des salles de classe. Militante de longue date, elle portait haut les combats pour l’égalité, la justice sociale et la place des femmes dans la vie publique. Pour de nombreuses jeunes Gabonaises, elle représentait un modèle inspirant, une preuve que la détermination et l’excellence peuvent ouvrir les portes de la représentation nationale.

Un hommage unanime à une femme engagée

Les réactions, depuis l’annonce de sa disparition, sont à la hauteur de l’estime qu’elle inspirait. Le sénateur Marc Ona Essangui évoque « une femme douce, disponible et profondément dévouée  ». Le secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, parle d’une « femme de principes, engagée et entièrement tournée vers la cause publique  ». Adèle Sylène Bindang Ondzigui, 5ᵉ vice-présidente de l’Assemblée nationale, dit perdre « une élue qu’elle venait à peine de connaître mais qui avait déjà marqué par sa présence  ». Pour Emmanuel Eyeghe Nze, délégué UDB pour le Woleu-Ntem, son décès laisse « un vide immense dans nos cœurs  ».

Une affiche de campagne de l’élue

Sandrine Nguemebe Endamane s’en va avant d’avoir pu déployer tout son potentiel. Le Gabon perd une jeune élue brillante, une intellectuelle respectée et une voix puissante de la nouvelle génération politique. Le Woleu-Ntem, meurtri, pleure ce destin interrompu trop tôt, celui d’une femme qui aurait sans doute marqué durablement la vie du pays. Un décès qui ouvre la voie à une nouvelle partielle, son suppléant François Ella Mba ne pouvant la remplacer que provisoirement.

@info241.com
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